Solidarites International

Au cours du projet, Diala Brisly, Kamal Hakim, Lena Merhej et Nour Hifaoui Fakhoury ont dispensé des ateliers de dessins dans les différents lieux qu’ils ont visités.

L’objectif de cette activité est de donner les moyens aux familles, parents et enfants de raconter un bout de leur propre histoire et leur permettre de communiquer d’une manière différente sur leurs défis quotidiens, de coucher sur papiers ses angoisses ou ses rêves.

Chaque artiste est venu avec une thématique en tête et la volonté de travailler avec un groupe de personnes particulier. Ainsi, Lena a travaillé avec des enfants de tous âges sur la création de paysages et d’animaux dans lesquels les enfants aimeraient se retrouver, Diala a travaillé avec des couples, chacun devait dessiner un portrait ou une situation avec l’autre, Kamal a travaillé sur l’autoportrait et Nour a invité des adolescents de Tripoli a dessiner des petites bandes dessinées de trois cases.

De nombreux participants de tous les âges ont pris part avec beaucoup d’enthousiasme aux ateliers et ont pu révéler un morceau de leur talent, ou pour d’autres, s’échapper de leur quotidien le temps d’un après-midi à travers une activité légère et créative.
 
 
Dans les campements du Akkar, Yasser et Hana ont dessiné leur histoire d’amour. Tous les jours, Hanna  « ne veut pas me laisser partir au travail » raconte Yasser, « on s’aime beaucoup, depuis le premier jour, et tous les matin quand il arrive au travail je l’appelle pour s’assurer qu’il va bien… » ajoute Hanna.
 
A Tripoli, les adolescents se sont plongés dans la concentration et le silence en encrant pour la première fois leurs planches.
Abdallah raconte sa fierté de s’occuper de sa plante tous les jours.
Walla parle de ses amis avec qui elle participe aux activités de l’association Basma w Zeitouna.
Sima se souvient de son école et de son jardin, avec ses oiseaux et papillons.
Ahmad raconte qu’il est prêt à passer des heures dans les embouteillages pour aller rejoindre ses amis jouer au foot à Beyrouth.
Tarek lui, n’est pas marié, mais chaque fois qu’il rentre du travail et parvient à se reposer, il s’imagine voler au-dessus du campement, et partir loin d’ici.
Sur son dessin Nour raconte « Un jour comme tous les autres mon mari s’apprêtait à aller au travail, mais en sortant de la maison il vit que la roue de la voiture était cassée… lorsque j’ai vu ça je me suis dit « oh non je vais devoir le supporter toute la journée à la maison avec moi !! »