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« Là où il y a de la vie, il y a de l’amour » est le titre de la bande dessinée de Lena Merhej, inspiré d’un vers du poète Palestinien Mahmoud Darwish « Il y a sur cette terre ce qui fait que la vie mérite d’être vécue ».

Un vers et un titre qui invitent au positivisme, à la poésie et à la résilience. « Là où il y a de la vie, il y a de l’amour » met en lumière des rencontres dans différents camps informels de personnes qui chaque jour continuent à vivre, malgré leur situation, malgré la pauvreté, la vulnérabilité, ou l’angoisse.
Lena Merhej a souhaité travailler sur l’héritage transmis entre générations lors d’une situation extra-ordinaire telle que celle de devenir réfugié, du jour au lendemain, dans un pays qui n’est pas le sien, avec pour seul avenir l’espérance de jours meilleurs. Comment  continuer l’éducation des enfants ? Comment se reconstruire un « chez-soi » ? Peut –on encore célébrer la vie?

La réponse que Lena apporte à travers sa bande dessinée est un « Oui ». Car il y a toujours sur cette terre ce qui fait que la vie mérite d’être vécue. « Il y a toujours l’amour » nous dit Lena.

Lena a visité trois campements dans le Akkar, région rurale du Nord Liban avec les équipes de SI. Le récit de Lena entre dans l’intimité des histoires familiales, racontées autour du thé, du fameux café à la cardamone  et des maamouls (pâtisseries aux noix ou aux dattes) cuisinées maison, et retrace le parcours des familles, de leur départ jusqu’à leur installation au Liban et le début de leur « seconde vie ».

« J’ai été frappée par les noms des lieux que j’ai visité. Samouniyeh 018, Qaabine 009, tous ces camps sont numérotés, comme pour signifier leur nombre important et le fait qu’on les trouve partout dans le pays. Habiter dans un endroit qui porte un numéro, c’est vraiment particulier. »

« J’ai rencontré des personnes différentes mais toutes avaient une force particulière » raconte Lena « Comme ses femmes qui tous les jours essayent de perpétrer leurs habitudes de village en produisant leurs propres ressources, et Fawzia qui se bat tous les jours pour travailler pour que sa fille adoptive et sa mère puisse avoir à manger et de quoi vivre ».

Dans le camp de Samouniyeh 018, les habitants viennent tous de El Kusair, ville frontalière au Liban qui a été rasée dès le début de la guerre. « Quand on arrive dans le camp, tout à l’air très bien organisé. Ils ont reconstruit un autre Kusair à eux… Le camp est petit mais on y trouve une mosquée et une cuisine commune. Avant, la mosquée était une école où les adultes se sont relayés  pour continuer l’éducation des enfants du camp, c’est un très bel exemple de résilience et d’héritage entre générations» explique Lena.

Découvrez les témoignages complets dans la bande dessinée de Lena !